Samedi dernier la Furia Antistatic a soufflé sa dixième bougie d’anniversaire. Une date importante pour les organisateurs de l’association toulousaine Antistatic comme pour les habitués de la Furia. Pour cette édition ont répondu à l’appel Cheveu, Sna-fu, Torche, Nadyka, Dilemn et Sidilarsen. Pas de gâteau ni de pelle à tarte à signaler durant la soirée, mais l’honneur était bien à la bière, le métal, l’électro, et le pogo bondissant. Régalez-vous.
La réputation de la Furia n’étant plus à faire dans la région, nous nous attendions à une émeute digne d’une ruée vers l’or pour l’ouverture des portes. Heure d’ouverture : 19h30. Pour Cheveu, le premier groupe à passer, nous écoutons, contemplatifs, que le groupe éveille notre flamme émotionnelle toute prête à s’embraser. Silencieux et calme, le public semble concentrer et paisible, à l’évidence le gros du public n’est pas encore arrivé. C’est donc une discrète prestation pour Cheveu comparé à la fougue scénique de Sna-Fu, deuxième groupe de la soirée. Face à un public d’abord silencieux et statique, le groupe se déchaîne sur des morceaux de « Tonnerre Binaire » et de « Mighty Galvanizer » sorti le 11 octobre dernier (et chroniqué sur les pages d’Adn Sound). Le groupe envoie sec, bouge partout et fait couler la sueur ! D’abord cagoulés pour le premier morceau, les Sna-Fu finissent torse-nu devant un public qui palpite davantage à mesure que passent les minutes. Du grand Sna-Fu haut en couleurs, du vrai rock’n’roll ! Pour la touche pop, le groupe nous joue une reprise de kylie minogue « two hearts » parce que je cite « C’est pas parce qu’on fait du rock’n’roll qu’on aime pas les bisous ». Nous on aime les bisous et les Sna-Fu ! Ca c’est dit.
Avec Torche, on redescend un peu, le métal du groupe étant moins stimulant que l’énergie épineuse de Sna-Fu. C’est l’occasion pour le public de savourer une bonne bière tout en appréciant les compositions de sludge métal. Viennent ensuite Haza et Sharly, les deux danseuses de Nadyka dans un show d’une demi-heure avec des morceaux d’High Tone comme fond sonore. Une belle performance visuelle et l’occasion de découvrir la sensualité de la danse tribale fusion. Le public masculin s’en rappelle encore.
Sidilarsen les voilà ! Le groupe toulousain est toujours aussi bon ! Tapant dans les mains du public, chantant des textes engagés, se défoulant sur scène, ils nous font pogoter tout en nous faisant partager leurs craintes : « Reporters Sans Frontières fait un report annuel de la liberté de la Presse et la France est 44ème alors qu’elle était dans le top 5 avant l’élection de notre président ». Viscéralement engagé, Sidilarsen continue de nous faire pogoter tout en laissant notre conscience alerte et éveillée. Groupe phare de la soirée, le public s’embrase pour le groupe. Violents, jouissifs, cohésifs, les pogos s’entremêlent et ne stoppent qu’à la fin de leur concert. Difficile de prendre des photos pendant cette partie de la soirée tant les pieds sautent et les bras volent. Embarqués joyeusement dans la mêlée on ne s’arrêtera de danser et de valdinguer qu’une fois le dernier morceau consommé. Heureux, nous sortons respirer avant le dernier groupe, Dilemn.
Musique de teufeurs, électro breakbeat énergique, Dilemn est typiquement le type de musique qu’on aime écouter en after. De la très bonne musique pour une soirée qui se termine bien, c’est-à-dire avec de la bière et des sourires.
Report et photos : Charlotte