Jeudi 30 juin 2011. Tout au fond du parc de la Villette à Paris, le Cabaret Sauvage accueille en cette soirée plusieurs artistes du prestigieux label anglais WARP à l’occasion du festival ME.002 qui s’est déroulé sur plusieurs jours dans la capitale.
22H30. Le live de Bibio vient tout juste de se terminer. La foule semble encore enivrée des samples et des nappes assenée par l’electronica de Stephen Wilkinson (aka Bibio), se laissant redescendre tranquillement vers une certaine sérénité. Les corps se dirigent vers l’extérieur, respirent une bouffée d’air, s’abreuvent de quelques gorgées, avant de reprendre impatiemment la suite.
23H30. Une longue heure d’attente où la scène se désinstalle, s’installe, pour enfin accueillir les tant attendus Battles. Quatuor devenu désormais trio (exit Tyondai Braxton), la formation new-yorkaise prends place et démarre en trombe au sein d’une fosse quasi-pleine mais non moins enthousiaste.
De Futura à Africastle, s’enchainent alors les morceaux instrumentaux, entre musique progressive et math rock. Le son des Battles est plus direct qu’auparavant, plus brut : les rythmiques à la fois déstructurées et binaires « frappent » l’oreille de manière puissante et libératrice.
A l’image de leur nouvel album Gloss Drops, sorti le mois dernier, le live des Battles dévoile une évolution importante : les ambiances se font moins éthérées que sur leurs précédents albums, laissant de côté une certaine folie pour dériver vers un univers plus pop, comme peuvent le démontrer certains titres tels que Ice Cream et Sweetie & Shag. Sur scène, ces deux morceaux sont d’ailleurs présentés à l’aide d’enregistrement et d’écrans qui rapportent les voix et les portraits animés de Mathias Aguayo et Kazu Makino, en featuring sur le disque.
00H30. Le live des Battles se termine de façon jubilatoire et laisse en transe les corps animés du soir vers les Dj sets de Chloé et Ivan Smagghe.
Report réalisé par Jean-François Wang